Photo de Sam pour l'événement Big Bang ! Et l’Univers apparaît…

Big Bang ! Et l’Univers apparaît…

Et voilà que j’embarque pour une aventure au commencement de l’espace et du temps !

Il y a 13,8 milliards d’années, l’Univers tout entier était infiniment petit, chaud et dense. Heureusement que ma navette spatiale est capable de résister à ces conditions extrêmes !

D’un coup, l’Univers s’est étendu et refroidi : c’est le « Big Bang ». 380 000 ans plus tard, il est devenu suffisamment froid pour que des petits éléments de matière se forment : des atomes.

Les atomes constituent la matière qui nous entoure !

Comment le sait-on ?

Le télescope Planck a observé le ciel entier dans toutes les directions. Il a été capable de capter les toutes premières images de l’Univers, à ses 380 000 ans. C’est à partir de cette période que la lumière a commencé à se propager : on ne peut pas encore voir plus loin.

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Toutes les particules élémentaires d’aujourd’hui étaient déjà là 3 minutes après le Big Bang !


De quoi les atomes sont-ils faits ?

Les atomes sont des petits éléments de matière qui composent la matière qui nous entoure, qu’elle soit gazeuse, liquide ou solide. Ils contiennent un noyau portant une charge électrique positive, et des électrons portant une charge électrique négative. Les atomes sont donc électriquement neutres. 

L’espèce chimique la plus présente dans l’Univers est l’hydrogène : c’est 74% de la masse de la Voie Lactée, notre galaxie. Il s’agit de l’atome le plus simple : il ne possède qu’un proton (particule positive du noyau) et un électron. Mais l’histoire de l’Univers a permis l’apparition d’atomes bien plus lourds : aujourd’hui à l’état naturel, l’atome le plus lourd est l’uranium. Son noyau contient généralement 92 protons et 146 neutrons, accompagnés de 92 électrons ! 

Photo de Sam pour l'événement Les premières étoiles illuminent le cosmos

Les premières étoiles illuminent le cosmos

150 millions d'années après le Big Bang, ma navette m'offre le spectacle de la naissance des premières étoiles. Jusque-là, l'espace n'était rempli que d'hydrogène et d'hélium. Sous l'effet de la gravité, la matière s'effondre sur elle-même et prend la forme d'immenses disques. Ce sont les premières galaxies et les premières étoiles !

Durant la vie de ces étoiles, les atomes d'hydrogène fusionnent dans leur cœur. Grâce à ce carburant, les étoiles rayonnent et fabriquent des éléments chimiques importants pour la suite de l'histoire : carbone, oxygène...

Comment le sait-on ?

Le télescope James Webb est le plus grand télescope envoyé dans l’espace ! Il mesure 6,50 m de diamètre.

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Une grande partie des atomes qui te constituent ont été formés dans les étoiles !


Comment meurent les premières étoiles ?

Les premières étoiles formées sont les plus massives ayant jamais existé. Elles ont plusieurs centaines de fois la masse du Soleil ! Leur espérance de vie est de quelques millions d’années seulement car elles épuisent leur hydrogène à une vitesse effrénée. 

Une fois ce carburant consommé, elles ne peuvent plus réaliser de réactions de fusion. Elles perdent leur équilibre, et leur cœur s’effondre en une fraction de seconde ! L’onde de choc crée alors une supernova qui génère une fantastique éjection de matière dans l’espace. 

Le cœur dense restant s’effondre ensuite sur lui-même, car il ne parvient plus à contrer sa propre gravité. Son destin final peut prendre la forme d’une étoile à neutrons ou, pour les étoiles qui étaient à l’origine les plus massives, un trou noir.

Photo de Sam pour l'événement Notre galaxie est née : la Voie Lactée !

Notre galaxie est née : la Voie Lactée !

Navette, stoppe tes moteurs ! Galaxie en formation !

Avant qu’elle ne devienne notre Galaxie, c’était un immense nuage de gaz de dizaines de milliers années-lumière de long. Il était alors composé d’hydrogène et d’hélium. Un peu plus dense que son environnement, le nuage s’est petit à petit concentré à cause de forces comme la gravité.

Maintenant, je le vois changer de forme ! Le nuage prend une forme aplatie de disque en spirale, avec un trou noir massif en son centre... Et voilà ! Il y a 11,8 milliards d’années, notre Galaxie est née !

Navette, on plonge dans la Voie Lactée. Cap vers les étoiles !

Comment le sait-on ?

On observe et on classe les galaxies suivant leur forme.


Pourquoi une forme spirale ?

Les zones de l’Univers qui formeront des galaxies sont soumises à plusieurs forces. Leur propre gravité les fait se condenser. Et elles sont aussi en rotation sur elles-mêmes ! Ainsi, la force centrifuge, celle qui donne aux passagers d’une voiture une sensation d’éjection dans un virage, attire la matière vers l’extérieur.

Lorsque la matière des futures galaxies se condense, elle s’aplatit donc petit à petit et forme un disque. À l’intérieur de celui-ci subsistent des inhomogénéités de matière. Lorsque le disque tourne, les zones plus denses que les autres se propagent : c’est ce qui donne naissance aux bras spiraux des galaxies comme la Voie Lactée. 

Photo de Sam pour l'événement À la découverte des étoiles

À la découverte des étoiles

Navette... Arrêt du moteur ! Je fais une pause dans mon aventure. Dans le cosmos, je vois des étoiles partout, mais comment les différencier ?

Les grosses étoiles sont plus chaudes et lumineuses que les autres, et se repèrent grâce à leur couleur bleue.

Par contre, les petites étoiles de couleur rouge sont moins brillantes. Cela leur offre un avantage : elles ne s’épuisent que très lentement. L’espérance de vie des plus petites dépasse les 13,8 milliards d'années d'âge actuel de l'Univers !

Comment le sait-on ?

Annie Jump Cannon, astronome américaine, a été la première à classer les étoiles selon leur couleur.

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Le Soleil, jaune, est une étoile de masse intermédiaire !


Comment naissent les étoiles ?

Les étoiles naissent dans le milieu interstellaire : un milieu très froid et diffus composé de 99% de gaz et 1% de poussière. Il est presque vide, car des milliards de fois moins dense que l’air !

Sous l’effet de la gravité, certaines zones se condensent et deviennent plus chaudes. Lorsque les conditions de densité et de température sont suffisantes pour que démarrent les réactions de fusion des noyaux d’hydrogène, les étoiles naissent ! Lorsqu’une étoile se forme au cœur d’un nuage de matière, un disque de gaz et de poussière se forme autour d’elle : il donnera naissance à des planètes.

Généralement, les étoiles naissent à plusieurs au sein d’amas : c’est le cas de l’amas des Pléiades, visible à l’œil nu.

Photo de Sam pour l'événement Des planètes pour chaque étoile ?

Des planètes pour chaque étoile ?

Navette ? Mets les gaz ! Objectif pleine vitesse ! Maintenant que je file à travers la Voie Lactée, je m’aperçois que la majorité des étoiles sont accompagnées d’au moins une planète !

Beaucoup sont des planètes rocheuses plus grosses que la Terre. D'autres sont des géantes gazeuses orbitant très près de leur étoile. Les orbites de ces exoplanètes sont bien plus étirées que celles des planètes de notre système solaire.

Parfois, je vois même des planètes en orbite autour d’étoiles doubles, comme Tatooine dans Star Wars ! J’avais entendu mes amis astronomes dire qu’il doit exister des « planètes hammam », à l’épaisse atmosphère de vapeur d’eau : j’attends encore d’en voir...

Comment le sait-on ?

Une des façons de détecter une exoplanète est de mesurer la baisse de luminosité quand celle-ci passe devant son étoile.

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Des milliers d’exoplanètes ont été détectées mais jusqu’ici, aucune avec des conditions permettant d’accueillir la vie telle qu’on la connaît.


Comment identifier des planètes qui pourraient abriter la vie ?

Repérer d’éventuels mondes hospitaliers, quel mode d’emploi ? D’abord, la planète ne doit être ni trop près ni trop loin de son étoile, de sorte que de l’eau liquide puisse exister à sa surface. Il lui faut aussi une surface solide, une atmosphère compatible avec le vivant, et de l’eau liquide ! 

Ensuite, pour que la vie puisse peut-être émerger, elle doit abriter plusieurs éléments chimiques essentiels : carbone, hydrogène, azote, oxygène, phosphore, soufre. Et enfin, il faut une source d’énergie suffisante, comme le rayonnement de son étoile. La candidate idéale n’a pas encore été démasquée…

Les techniques de détection actuelles permettent d’obtenir des informations sur la composition atmosphérique et les conditions physiques de la planète étudiée comme la température et la densité. Cela pourra permettre de repérer d’éventuelles candidates à la présence de vie…

Photo de Sam pour l'événement Et voilà le Soleil !

Et voilà le Soleil !

Aux origines de notre système solaire, il n’y avait qu’un nuage froid de gaz et de poussière. Seulement 1 % de poussière pour 99 % de gaz !

Il y a 4,6 milliards d’années, je le vois s’écrouler sous sa propre masse... Son cœur devient de plus en plus chaud, de plus en plus dense... La fusion des noyaux de l’hydrogène démarre et dégage de prodigieuses quantités d'énergie. Notre Soleil est en train de naître !

Il attire à lui le nuage restant qui se met à lui tourner autour, de plus en plus vite... Comme une boule de pâte à pizza qui virevolte au bout du doigt, le nuage s’aplatit jusqu’à former un disque dans lequel se formeront les planètes.

Comment le sait-on ?

On mesure l’activité du Soleil en comptant le nombre de taches solaires. Le nombre de taches augmente puis diminue tous les 11 ans.

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Le Soleil est maintenant au milieu de sa vie : il commencera à se transformer en géante rouge dans environ 6 milliards d'années.


Quelle influence a la météo solaire sur la Terre ?

De temps en temps, des éruptions solaires éjectent de la matière qui se propage jusqu’à la Terre. Les particules sont guidées par le champ magnétique qui entoure la planète, et plongent dans l’atmosphère principalement aux pôles : cela fait apparaître des aurores boréales.

Plus rarement, des éruptions solaires particulièrement violentes peuvent aussi perturber les courants électriques sur Terre. C’est ainsi qu’en 1859, lors d’un pic d’activité solaire, s’est produit un grand orage géomagnétique. Il a provoqué plusieurs incendies dans les stations de télégraphie, perturbé les télécommunications et fait apparaître des aurores très intenses, même en régions tropicales !

Aujourd’hui, des satellites surveillent l’activité du Soleil pour anticiper ses éventuelles conséquences terrestres. Il est possible d’observer le Soleil en temps réel sur SDO.

Photo de Sam pour l'événement Première danse planétaire autour du Soleil

Première danse planétaire autour du Soleil

Des poussières de la taille de grains de sable se cognent, se collent, grossissent, se cassent... Des solides percutent ma navette de toutes parts ! Près du Soleil, des corps rocheux de la taille de montagnes se forment : c’est la première étape de la croissance des planètes. Navette : emmène-moi loin du Soleil !

Ici, la glace s’agglomère pour former des corps solides. Certains sont si massifs qu’ils parviennent à retenir du gaz et deviennent géants : je vois ainsi naître Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune !

Revenons près du Soleil. Quatre corps rocheux parviennent à absorber tous les concurrents qui occupent leur orbite et à atteindre la taille de planètes : Mercure, Vénus, la Terre et Mars.

Il faudra au total que j’attende 100 millions d’années pour que le système solaire soit enfin stable !

Voilà comment je me souviens de l’ordre des planètes : MVoici Tout Mouillé, J’ai Suivi UNuage...

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Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne sont observables à l'œil nu depuis la Terre !


Où se cache l’eau dans le système solaire ?

Dès sa formation, le disque de matière qui entoure le Soleil contient de l’eau sous forme de glace autour de grains de poussière. Près de l’étoile, dans la zone de formation des planètes telluriques, la chaleur sublime les glaces et dissipe l’eau qui s’y trouve. À partir de la ceinture d’astéroïdes, les glaces sont préservées du rayonnement solaire. Elles sont donc abondantes autour des grains de poussière, mais aussi dans les planètes lointaines, leurs lunes ainsi que dans les comètes ! Lorsque les glaces sont compressées sous l’effet de la gravité des corps, elles se liquéfient et des océans profonds se forment comme sur Europe et Ganymède, deux satellites de Jupiter.

Photo de Sam pour l'événement J’arrive autour de la Terre et sa Lune !

J’arrive autour de la Terre et sa Lune !

Il y a 4,48 milliards d’années, la planète est recouverte d’un magma en train de refroidir ! Au centre de la planète, ça remue : deux métaux, le fer et le nickel, coulent pour former le noyau. Le noyau génère un champ magnétique entourant la planète.

Ouf, je l'ai échappé belle !

Un bolide géant appelé Théia s’écrase sur la planète ! Cet énorme cataclysme projette de la matière dans l’espace, et fait fondre la surface de la Terre. Elle n’est plus qu’une gigantesque boule de lave qui se refroidira petit à petit... Pendant ce temps, la matière éjectée forme un disque en fusion autour de la Terre. Enfin, je vois le disque s’agglomérer en un unique satellite : la Lune !


 La Lune, à l’origine des marées ?

La gravité terrestre maintient la Lune en orbite autour de la Terre. La Lune exerce elle aussi une force d’attraction sur la Terre ! Lorsque la Terre aura acquis ses océans, cette force sera à l’origine des marées qui élèvent périodiquement le niveau des océans. En période de pleine Lune et de nouvelle Lune, l’alignement avec le Soleil renforce le phénomène : les marées sont ainsi bien plus marquées que lors du premier et du dernier quartier de Lune. 

La Lune s’éloigne de la Terre de 3,8 centimètres par an. Ainsi, les marées terrestres sont de moins en moins prononcées au fil du temps…

Photo de Sam pour l'événement Alerte aux pluies !

Alerte aux pluies !

Je viens enfin de poser ma navette sur Terre ! L'environnement n'est pas calme pour autant : des volcans entrent en éruption partout ! Ils relâchent la vapeur d'eau et les gaz prisonniers à l'intérieur des roches de la planète. Ils fabriquent l'atmosphère et maintenant, il pleut des cordes !

L'origine de cette eau est probablement multiple. La planète s'est formée en majorité à partir de corps rocheux « secs ». Certains de leurs minéraux contenaient de l'hydrogène et de l'oxygène pouvant réagir chimiquement pour former de l'eau. Des astéroïdes riches en glace formés plus loin dans le système solaire se sont aussi incorporés à la jeune planète.

La planète se refroidit peu à peu et le climat commence à se stabiliser, créant des conditions favorables à l'émergence de la vie...

Comment le sait-on ?

Pour déterminer l'origine de l'eau sur Terre, on compare la proportion de deux types d'hydrogène présents dans l'eau des océans avec l'hydrogène des comètes et des astéroïdes.

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Il n'a fallu que quelques centaines d'années pour que les océans se remplissent d'eau !


Comment la Terre devient-elle habitable ?

Grâce au volcanisme, l’atmosphère et les océans se forment petit à petit. L’atmosphère et le champ magnétique généré par le noyau liquide protègent la planète du vent solaire. La tectonique des plaques fait s’agiter la jeune croûte terrestre : ce phénomène de recyclage de la matière terrestre a un impact important sur le taux de dioxyde de carbone.  Ce processus stabilise peu à peu l’effet de serre : le climat commence à s’autoréguler !

Photo de Sam pour l'événement Des roches anciennes pour reconstituer l’histoire de la Terre ?

Des roches anciennes pour reconstituer l’histoire de la Terre ?

Les géologues parcourent la planète à la recherche d'indices dans les roches, qui les aident à retracer l'apparition de l'eau liquide, des continents et de la vie.

Mais comme dans toute enquête, attention aux mauvaises pistes...

Il arrive que certains indices amènent à des conclusions fausses. Pour affirmer quelque chose, il vaut mieux attendre que les scientifiques tombent d'accord entre eux !

Comment le sait-on ?

La datation des roches repose sur le phénomène de radioactivité naturelle. Certains éléments chimiques sont radioactifs et se désintègrent au cours du temps. La désintégration s'effectue toujours à la même vitesse et peut être utilisée comme un chronomètre. Il ne reste plus aux scientifiques qu'à effectuer une analyse des éléments chimiques présents dans la roche pour connaître son âge !

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Les plus anciennes traces de vie sont datées autour de 3,4 milliards d'années, mais des indices suggèrent que la vie pourrait avoir existé dès l'apparition de l'eau liquide, il y a 4,4 milliards d'années.


Pourquoi les premières traces de vie sont-elles controversées ?

Pour que des traces de vie soient avérées, il faut d’abord que la datation des roches soit correcte, ensuite que l’environnement reconstitué soit propice à la vie et enfin, vérifier que les traces observées sont bien des fossiles du vivant ! 

En effet, les microorganismes sont si petits qu’il est facile de confondre les traces et structures issues de leur activité avec des produits de réactions purement chimiques. Ainsi, de petits précipités minéraux aux formes arrondies peuvent être impossibles à différentier de vrais microfossiles ! Le problème est de taille…

Photo de Sam pour l'événement L’aventure de la vie commence !

L’aventure de la vie commence !

Je ne vois pas encore grand-chose de vivant sur Terre... Mais la planète contient un ingrédient essentiel à l'apparition de vie: une matière dite « organique », comprenant du carbone. Cette matière se trouve presque partout dans l'Univers : dans les comètes et astéroïdes, certaines planètes, le milieu interstellaire...

Pour comprendre ce qui va se passer, il me faut plonger dans l'eau... Navette : activation du mode amphibie ! Dans l'eau liquide, la matière organique réagit, réagit... Jusqu'à former des molécules de grande taille comme les protéines, les lipides ou les acides nucléiques. Elles peuvent s'organiser toutes seules pour former des structures capables d'évoluer et de se reproduire !

C'est alors que se forment les toutes premières unités autonomes vivantes : les cellules !

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La vie a pu apparaître au fond des océans ou à la surface dans de petites mares chaudes.


Comment passe-t-on du non-vivant au vivant ?

Il a fallu attendre longtemps pour que cette question soit acceptée comme une question scientifique. Aujourd’hui, il est pourtant certain que la vie est apparue quelque part. Est-ce le fruit d’un hasard infime et non reproductible, échappant ainsi à l’approche scientifique ? Pour trancher, les scientifiques manquent d’une description de l'état vivant et des lois qui l’animent en termes physicochimiques, au-delà des molécules qui le composent, voire de modèles très simplifiés. 

Pourtant, la recherche sur les origines progresse dans différentes directions choisies à partir d’hypothèses. Selon le cas, la recherche s’axe sur la nature chimique des biomolécules comme les acides nucléiques, les acides aminés ou les composants de la membrane, ou au contraire sur l’environnement qui pourrait être responsable de l’apparition de la vie comme les sources hydrothermales. D’autres pistes mettent l’accent sur les aspects systémiques du vivant, résultant des interactions entre de multiples composants, et dynamiques. Cela se traduit par l’étude du lien entre vivant et utilisation d’énergie, et son caractère hors-équilibre essentiel pour envisager une possibilité d’auto-organisation des systèmes. 

Pour évaluer les contributions respectives des différentes voies de recherche à cette question fondamentale, il faudra attendre qu’une solution soit trouvée et acceptée par la communauté scientifique… 

Photo de Sam pour l'événement Notre ancêtre commun apparaît sur Terre !

Notre ancêtre commun apparaît sur Terre !

Aujourd'hui sur Terre, il y a des animaux, des plantes et surtout des micro-organismes invisibles à l'œil nu comme les bactéries ou les archées... Ils sont si divers ! Pourtant, sais-tu que tous sont apparentés ?

Il partagent tous certaines caractéristiques indispensables à leur fonctionnement. Par exemple, une information génétique inscrite dans une molécule d'ADN. Vous faites donc tous partie d'une même grande famille ! 

Et si je remonte votre arbre généalogique suffisamment loin, je peux reconstituer un unique ancêtre que vous partagez tous, qui n'avait qu'une seule cellule. Il a même un prénom : LUCA (Last Universal Common Ancestor).

Il vivait il y a entre 4,3 et 3,4 milliards d'années.

Comment le sait-on ?

Pour reconstituer le portrait-robot de l'ancêtre commun à tous les êtres vivants, on recherche des « degrés de parenté » entre eux en analysant leur ADN !

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Après LUCA, on distingue trois grandes lignées du vivant : les bactéries, les archées et les eucaryotes !


Comment évolue le vivant ?

Le hasard fait apparaître certaines caractéristiques chez les organismes. Avantages ou inconvénients ? C’est l’environnement qui le décide ! Si ces caractéristiques peuvent se transmettre à d’autres organismes, notamment ceux de la génération suivante, celles qui sont avantageuses se maintiendront dans le temps, les autres disparaîtront. C’est la sélection naturelle. Trois grandes lignées du vivant se dessinent après LUCA : les bactéries, les archées et les eucaryotes.  

Les bactéries sont les êtres vivants les plus abondants et divers de la planète. Elles vivent dans presque tous types de milieux : eaux de mer, sols, sédiments, sur notre peau, dans nos intestins... et même dans les profondeurs de la croûte terrestre !

Les archées sont de petites cellules ressemblant aux bactéries mais elles sont bien plus résistantes. Elles battent tous les records d'adaptation aux environnements extrêmes : certaines vivent dans des sources chaudes bouillonnantes, d'autres dans le sel ou encore dans l'acide !

Photo de Sam pour l'événement Des continents au milieu de l'océan

Des continents au milieu de l'océan

La Terre n'est plus aussi chaude qu'à sa naissance : elle vieillit !

Ce que je peux dire, c'est que le paysage a changé ! Avant, de petites plaques divisaient la surface de la Terre. Mais il y a 2,7 miliards d'années, elles se sont refroidies, rigidifiées et rassemblées pour devenir plus grandes. Je vois un gigantesque système de tapis roulants se mettre en place : il recycle la matière du manteau et de la croûte.

La surface de la planète se réorganise continuellement. Il y a 2,7 miliards d'années, les terres émergées sont rassemblées en un unique supercontinent appelé Kenorland. Il va ensuite se fragmenter puis se rassembler en un autre supercontinent, nommé Columbia. Il sera suivi par Rodinia.

Le dernier supercontinent qui se formera est la Pangée, il y a 300 millions d'années.

Comment le sait-on ?

On mesure la vitesse de déplacement des continents grâce à des GPS. Cette vitesse est d'environ 5 cm par an.

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La disposition actuelle de nos continents n'est qu'un moment dans un cycle : dans quelques centaines de millions d'années, un nouveau supercontinent apparaîtra !


Comment se forment les continents ?

La Terre se refroidit : cela fait changer le mode de fabrication des continents à partir de maintenant. C’est l’eau très chaude qui remonte depuis les basaltes profonds de la croûte océanique qui est à l’origine de la formation des continents. Les basaltes sont des roches volcaniques qui tapissent le fond des océans et s’enfoncent dans le manteau terrestre. L’eau chaude qui en sort fait fondre le manteau en un magma qui devient alors de la croûte continentale neuve. 

Photo de Sam pour l'événement Enfin de l'oxygène à respirer !

Enfin de l'oxygène à respirer !

Navette, survol intégral de la planète... Toi aussi, tu vois du bleu-vert partout ? En eau douce, salée, en surface, sur un support...

J'aperçois des colonies de cyanobactéries sur une bonne partie de la Terre ! Elles sont capables de réaliser la photosynthèse : elles utilisent le dioxyde de carbone atmosphérique et l'eau pour produire la matière qui les constitue grâce à l'énergie lumineuse du Soleil. Elles relâchent alors massivement de l'oxygène.

Ce « Grand Evénement d'Oxygénation » bouleverse la Terre ! L'oxygène, élément chimique particulièrement réactif accumulé dans les océans, oxyde le fer contenu dans les roches. Tous les gisements de fer deviennent rouges ! Ensuite, l'oxygène se concentre dans l'atmosphère... Or il est toxique pour les nombreux organismes vivant sur la planète à cette période ! Un changement écologique se profile, des espèces pourront aussi respirer l'oxygène...

Comment le sait-on ?

C'est à partir de roches et de minéraux oxydés que l'on a pu reconstituer et dater ce « Grand Evénement d'Oxygénation » qui bouleverse l'histoire de la Terre.

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Aujourd'hui, les cyanobactéries sont responsables de la moitié de l'absorption de dioxyde de carbone par photosynthèse.


L’oxygène : de l’énergie pour l’évolution des espèces ?

Dès son accumulation dans l’atmosphère, l’oxygène était un poison pour la majorité des espèces vivantes. Mais celles-ci ont fini par s’adapter. Soit en se réfugiant dans des environnements préservés, soit… en devenant capable de le respirer ! Lors de la respiration, l’oxygène réagit avec le carbone organique et dégage une formidable énergie pour la machinerie cellulaire, à condition de savoir s’en protéger. C’est le début d’une foisonnante diversification du vivant qui permettra l’apparition d’êtres pluricellulaires…

Photo de Sam pour l'événement La Terre boule de neige

La Terre boule de neige

Il y a de moins en moins de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, donc  l'effet de serre diminue. Celà signifie que l'atmosphère retient moins de chaleur qu'auparavant. Petit à petit, je vois la glace recouvrir la Terre...

Plus la planète blanchit, plus elle réfléchit la lumière du Soleil... Donc, elle absorbe encoire moins de chaleur : c'est un véritable effet « boule de neige » !

Je me retrouve au-dessus d'une Terre de glace, même à l'équateur qui est d'ordinaire une des zones les plus chaudes. Ce n'est que le premier épisode de Terre boule de neige, il y en aura d'autres...

Brrrr, pour l'instant il fait bien trop froid pour sortir de ma navette !

Comment le sait-on ?

Des géologues ont retrouvé des sédiments indiquant la présence de glaciers à cette époque au Canada et même en Australie et en Afrique du Sud !

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La température aurait chuté jusqu'à moins 50°C en moyenne sur le globe !


Comment la Terre dégèle-t-elle ?

Lors de l’épisode de Terre boule de neige, les volcans continuent d’émettre du dioxyde de carbone dans l’air... Progressivement, le gaz s’accumule et l’effet de serre remonte. La fonte des glaces permet à l’océan d’absorber encore plus d’énergie, ce qui fait grimper les températures très haut : jusqu’à 50 degrés Celsius !

Photo de Sam pour l'événement La mystérieuse origine des eucaryotes

La mystérieuse origine des eucaryotes

Des êtres vivants plus complexes sont apparus : ce sont les eucaryotes. Navette ? Caméra en mode super-zoom, s'il te plaît ! Je vais examiner ces nouvelles cellules.

Les cellules eucaryotes contiennent de petits compartiments à la fonction bien détérminée. Par exemple, les eucaryotes ont des mitochondries !

Les mitochondries sont d'anciennes bactéries devenues de petites usines vivant à l'intérieur des cellules eucaryotes. Elles permettent aux eucaryotes de respirer l'oxygène. C'est une formidable source d'énergie pour le mouvement, la prédation et la reproduction !

Certains eucaryotes passent même à un fonctionnement pluricellulaire. Ils ont donc maintenant plusieurs cellules qui divisent le travail entre elles. Je vois apparaître des lignées eucaryotes que je connais bien : les algues, les plantes et les champignons !

Comment le sait-on ?

Pour comprendre le fonctionnement des eucaryotes comme les plantes, on les observe d'abord à l'œil nu puis au microscope !

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C'est la lumière captée par les chloroplastes, des compartiments de la cellule, qui permet aux algues et aux plantes d'avoir assez d'énergie pour vivre !


Le chloroplaste, un ancien être vivant indépendant ?

Comme leurs lointaines prédécesseuses les cyanobactéries, les chloroplastes des plantes et algues sont capables de réaliser la photosynthèse oxygénique. Ces compartiments présents dans leurs cellules sont essentiels à leur fonctionnement ! Le chloroplaste est alimenté par la lumière, le dioxyde de carbone et l’eau. Et surtout, il possède son propre génome ! Un génome qui ressemble fort à celui d’une cyanobactérie, en plus petit…

À l’origine, d'anciennes cellules eucaryotes se nourrissant de matière organique ont absorbé une cyanobactérie et ont vécu en symbiose avec elle. Petit à petit, la cyanobactérie est devenue chloroplaste. La photosynthèse des plantes et des algues se fait donc dans une ancienne bactérie !

Photo de Sam pour l'événement L'insolite faune marine du Cambrien

L'insolite faune marine du Cambrien

Et... amerissage ! Je suis à une période appelée le Cambrien. Pour découvrir la faune de cette époque, je vais devoir plonger dans l'eau. Activation du mode amphibie...

Voilà quelques espèces reconstituées à partir de fossiles. Au centre de l'image, je vois Anomalocaris, un arthropode prédateur portant des organes visules reconnaissables. J'aperçois aussi un animal au corps segmenté et mou doté d'une trompe : c'est Opbinia ! Hallucigenia, lui, est recouvert de pics et se déplace sur les fonds marins.

Les paléontologues s'étaient d'abord trompés sur l'interprétation du fossile d'Hallucigenia : ils avaient pris ses pattes pour des tentacules, et ses épines pour des pattes. Finalement, ils l'ont « retourné » !

Comment le sait-on ?

Pour reconstituer les espèces du passé, les paléontologues décryptent les fossiles qu'elles ont laissés. Cela leur permet de retracer l'histoire des animaux à squelette. Les animaux mous, eux, ont laissé très peu de traces...

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Malgré leurs formes étonnantes, les animaux du Cambrien sont les proches cousins de presque toutes les espèces marines actuelles !


Quelle histoire nous racontent les fossiles ?

Des paléontologues ont trouvé des fossiles d’animaux datés de la période cambrienne au Canada, en Australie, au Groenland et en Chine. Ils ont reconstitué entre 150 et 200 espèces à partir de ces fragments. Il existait sans doute déjà une diversité d’animaux sans squelette mais qui ont laissé très peu de traces fossiles. La variété des formes d’animaux retrouvées amène certains spécialistes à soutenir que la biodiversité animale était alors plus riche qu’aujourd’hui ! 

Photo de Sam pour l'événement Des animaux vertébrés marchent sur la Terre !

Des animaux vertébrés marchent sur la Terre !

Navette, je n'ai plus besoin de toi comme sous-marin ! Amène-moi sur la terre ferme : je peux enfin y avoir de la compagnie !

Des amphibiens y font leurs premiers pas, il y a 397 millions d'années. Ils vivent dans des milieux en grande partie aquatiques comme les estrans ou les lagons, pour se reproduire dans l'eau et maintenir l'humidité de leur peau.

20 millions d'années plus tard, je me retrouve au milieu de sortes de grosses « salamandres » à la tête colossale ! Elles s'appellent Acanthostega et Ichtyostega et elles ont une nageoire caudale qui ressemble à une queue. Ce sont les premiers amphibiens à respirer l'air par le nez.

Comment le sait-on ?

Des paléontologues ont repéré la plus ancienne trace d'amphibiens, premiers animaux terrestres à quatre pattes, en Pologne. Il ne s'agit pas de fossiles mais d'empreintes laissées dans la boue, révélant leurs pattes munies de doigts !

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Les animaux ne sont pas vraiment « sortis des eaux », c'est plutôt l'eau qui les a parfois laissés à l'air libre, les poussant à l'adaptation au milieu terrestre.


Qui peuplait les continents avant les vertébrés ?

Les microorganismes ont été les premiers à coloniser la surface de la Terre. Les plantes et champignons ont ensuite pris racine sur les continents, il y a 410 millions d’années, avant d’être suivis des arthropodes comme les mille-pattes ou araignées. 

Photo de Sam pour l'événement Une météorite au Mexique ! Tous aux abris !

Une météorite au Mexique ! Tous aux abris !

J'ai atterri il y a 66 millions d'années, quelle erreur ! J'ai voulu m'éloigner du cratère formé au Mexique à Chicxulub au plus vite... Mais impossible de piloter ma navette : l'impact a rejeté tellement de poussière que l'atmosphère s'est obscurcie. Et ça va durer une dizaine d'années !

Les plantes n'ont plus de lumière, les herbivores n'ont plus de plantes à manger, il fait froid... Toute la chaîne alimentaire s'effondre. C'est la cinquième grande extinction de masse dans l'histoire de la Terre ! Les dinosaures ont été presque tous éradiqués, sauf les oiseaux qui ont été partiellement éparnés. Les microorganismes, eux, ont certainement été bien moins affectés.

Heureusement, la vie ne s'arrête pas là : de nombreux animaux comme les mammifères et les oiseaux en profiteront pour augmenter en taille. Il ne me reste plus qu'à patienter, à l'abri dans ma navette...

Comment le sait-on ?

La météorite a laissé sa signature sur toute la planète : les dépôts de sédiments en formation lors de l'impact sont exceptionnellement riches en iridium ! Ce métal, absent de la croûte terrestre, provient seulement de météorites. La strate rocheuse riche en iridium rattachée à cette période par les géologues est visible sur la côte basque notamment à Bidart.

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Il a fallu beaucoup moins de 10 000 ans - 1 centimètre de ton chemin - pour que la majorité des espèces animales et végétales de grande taille disparaissent ! 


Des impacts météoritiques réguliers ?

Le terme « météorite » fait référence à tout objet solide extraterrestre atteignant la surface de la Terre. Si les impacts de météorites telles que celle qui a frappé Chicxulub sont très rares, l’arrivée de météorites bien plus petites est très fréquente. Sur un an, le flux de micrométéorites, des fragments de moins d’un millimètre, s’élève à plus de 5000 tonnes !

Les météorites plus massives, elles, représentent une dizaine de tonnes par an. Pour prévenir les risques, la NASA surveille les objets géocroiseurs qui pourraient potentiellement croiser l’orbite de la Terre avec la mission NEO Surveyor. Pour les objets d’une taille située entre 30 et 139 mètres, la probabilité d’impact est d’environ 1 tous les 100 ans. À partir du kilomètre, la fréquence d’impact se compte en millions d’années : peu de risque de subir la même fin que les dinosaures !

Il est possible pour tous et toutes de participer à la surveillance des météorites en France en rejoignant le programme de sciences participatives Vigie-Ciel : VIGIE-CIEL

Photo de Sam pour l'événement Les premiers humains en Afrique !

Les premiers humains en Afrique !

Il y a 2,5 millions d'années, je vois apparaître tes premiers semblables ! Ou presque... Homo habilis est une espèce qui fait partie du genre humain, mais qui n'est pas tout à fait bipède. Autrement dit, cet Homo ne se tient pas toujours debout et conserve la quadrupédie pour grimper aux arbres.

Il y a 1,8 millions d'années, l'humain devient complètement bipède et il sort d'Afrique ! L'Europe est ensuite occupée par Homo neanderthalensis, l'Asie orientale par Homo denisovensis, et sur l'île de Florès, en Indonésie, se développe une espèce naine : Homo floresiensis.

Bien après, il y a 300 000 ans, apparaît Homo sapiensc'est ton espèce humaine, qui arrive à seulement trois centimètres de notre ligne d'arrivée !

Comment le sait-on ?

Les ossements fossiles des Homo permettent de reconstituer la morphologie des différentes espèces humaines et d'avoir des indices sur leur mode de vie.

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Homo sapiens est la dernière espèce survivante du genre Homo.


Des hybridations entre espèces humaines ?

Le génome des Eurasiatiques d’aujourd’hui est issu de 1,5% à 4% de celui de l’homme de Néandertal : il témoigne d’une hybridation prouvée d’Homo sapiens avec Homo neanderthalensis

Or selon un des critères utilisés pour définir l’espèce, deux « espèces » différentes ne devraient pas pouvoir donner de lignées hybridées ! Cela reflète la difficulté de d’appliquer cette définition de l’espèce lorsqu’il s’agit de groupes très proches comme Homo sapiens et Homo neanderthalensis. Ces deux Homo devraient ainsi être conventionnellement réunis sous le même nom... 

De même, il a été retrouvé chez des populations océaniennes la présence de gènes partagés avec l’ancien Homo denisovensis, tandis qu’ils sont absents chez les autres populations actuelles.

Image de Sam pour l'événement Outro

Maintenant, je pars dans le futur.
Je compte sur toi pour prendre soin de la biodiversité terrestre.

À ton avis, que vais-je découvrir dans le futur ?

Écris-moi...

300 ans

Voyager 1 atteindra le nuage d'Oort, grand réservoir de comètes situé au-delà de l'orbite de Neptune

50 000 ans

Il y aura une nouvelle glaciation

100 000 ans

Les constellations actuelles ne seront plus reconnaissables

30 millions d'années

Le satellite de Mars Phobos sera détruit par les forces de marée et remplacé par un anneau temporaire

50 millions d'années

La Méditerranée disparaîtra et sera remplacée par une chaîne de montagnes

200 millions d'années

Les jours sur Terre dureront 25h

1 milliard d'années

Les océans sur Terre se seront évaporés et il fera plus de 1000°C

6,3 milliards d'années

Le Soleil commencera à se transformer en géante rouge et l'orbite de la Terre s'étirera progressivement

7,7 milliards d'années

Le cœur du Soleil deviendra une naine blanche faite de carbone et d'oxygène

100 milliards d'années

Les 50 galaxies du groupe local, dont la Voie Lactée, formeront une seule grande galaxie elliptique

150 milliards d'années

En raison de l'expansion de l'Univers, seules les étoiles de notre supergalaxies resteront visibles dans le ciel

100 000 milliards d'années

La formation de nouvelles étoiles se sera arrêtée depuis longtemps et les dernières étoiles, dix fois plus petites que le Soleil, s'éteindront.

100 milliards de milliards d'années

Les galaxies s'évaporeront et leurs régions centrales formeront des trous noirs galactiques

??? d'années

Les trous noirs s'évaporeront en rayonnement, les restes stellaires se transformeront en particules élémentaires et l'Univers continuera son expansion, toujours plus froid et sombre